La résine de l’oubli
Au cœur de la taïga sibérienne, là où les températures figent le vacarme et où les arbres murmurent dans la banquise, une surannée chamane vivait à bien l’écart de tout. Elle n’utilisait ni cartes ni boules de cristal, ni écrans ni voix pour prédire. Son art reposait sur une résine d’origine inconnue, qu’elle extrayait d’arbr